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"Bienvenue sur le site destiné aux personnes atteintes de polyarthrite et de rhumatismes inflammatoires chroniques, ainsi qu'à leurs proches ! Ces dernières années, ce site a su évoluer pour proposer toujours plus d'information, mais aussi de nouveaux moyens de partager ses expériences ou de faire entendre sa voix. Dans les prochains mois, de nouveaux espaces dédiés aux essais cliniques en cours, mais également au parcours de prise en charge, verront le jour pour répondre encore davantage à ce que vous attendez d'une association de patients… N'oubliez pas, l'AFPric est une association pour et par les patients, alors rejoignez-nous vite !" Isabelle Reynaud-Verdière
LA POLYARTHRITE

Les traitements de fond

Les traitements de fond sur l’évolution générale, au long cours, des rhumatismes inflammatoires chroniques ; ils s’opposent aux traitements symptomatiques qui eux, agissent au jour le jour. Leur action n’est pas immédiate et, sauf exception, ces traitements sont destinés à être pris sur de longues périodes (plusieurs mois ou années).

Les traitements de fond classiques

     • Le Méthotrexate est utilisé depuis plus de 20 ans ; c’est le traitement de référence de la polyarthrite rhumatoïde dans les formes actives érosives. Il freine la destruction des articulations.

Le Méthotrexate empêche la synthèse de l’acide folique et permet ainsi d’inhiber la croissance et la prolifération cellulaire ; de ce fait, il est utilisé en cancérologie mais à plus forte dose, il est efficace dans le traitement de certains RIC. Il peut être associé à d’autres traitements de fond classiques (sulfasalazine ou hydroxychloroquine) pour une meilleure efficacité et l’est généralement avec les biothérapies.
La prise d’acide folique (Spécialfoldine®) est nécessaire 48 heures avant ou après car elle prévient certains effets secondaires et diminue le risque cardio-vasculaire.

Les effets secondaires les plus fréquents sont les troubles digestifs (nausées, douleurs abdominales, diarrhées,…) ; ils sont prévenus par la prise d’acide folique et par le fractionnement de la dose hebdomadaire de Méthotrexate en 2 prises à 8 heures d’intervalle.

Les examens de surveillance des personnes traitées par Methotrexate comprend généralement une Numération de la Formule Sanguine (NFS) tous les 15 jours au début du traitement puis tous les mois ; cela permet de prévenir une baisse des globules blancs et des plaquettes. Un bilan hépatique tous les 2 ou 3 mois permet de prévenir d’éventuelles fibroses hépatiques que l’on rencontre surtout lors des traitements prolongés.

En cas de fièvre (risque infectieux), il est conseillé d’arrêter le traitement et de consulter ; il en est de même en cas d’intervention chirurgicale, le traitement devra être interrompu une semaine avant et repris une semaine après si tout va bien.
En cas de toux accompagnée de fièvre et d’essoufflement anormal, le traitement doit être arrêté et le médecin consulté en urgence : il peut s’agir d’un effet secondaire rare mais grave (pneumopathie immuno-allergique).

La grossesse est contre-indiqué et la contraception obligatoire ; le traitement devra être stoppé au minimum 3 mois avant la conception.

     • Le Léflunomide (Arava®) est un immunomodulateur qui agit sur la prolifération des lymphocytes, inhibant de ce fait la réaction auto-immune exagérée qui caractérise les RIC. Il est prescrit dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde et du rhumatisme psoriasique. Il peut être utilisé en première intention en cas de contre-indication au Méthotrexate.

Ce traitement présente des effets secondaires mineurs (nausées, céphalées,…) qui cèdent généralement au bout de quelques mois ou plus sérieux comme une hypertension artérielle, une atteinte hépatique ou hématologique.

Les examens de surveillance des personnes traitées par Léflunomide comprend généralement un bilan hépatique (tous les mois puis toutes les 6 semaines), une Numération de la Formule Sanguine (NFS) et la surveillance de la fonction rénale.

La grossesse est contre-indiquée et la contraception nécessaire.

     • La sulfasalazine (Salazopyrine®) appartient à la classe thérapeutique des anti-inflammatoires digestifs ; il est utilisé comme traitement de fond de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique. La sulfasalazine agit en inhibant la production d’acide arachidonique (effet anti-inflammatoire) mais on pense qu’elle possède également une action immunosuppressive dont le mécanisme est encore mal connu.
Il a été introduit comme traitement de fond de la polyarthrite rhumatoïde et de la spondylarthrite mais son efficacité reste assez modeste, si bien qu’il est aujourd’hui de moins en moins utilisé. Il est en général assez bien toléré mais peut donner des accidents immuno-allergiques, pulmonaires et des lupus induits.

     • L’hydroxychloroquine (Plaquenil®) appartient à la classe thérapeutique des antirhumatismaux et des antimalariques de synthèse ; il est utilisé comme traitement de fond de certaines maladies rhumatologiques telles que le lupus érythémateux systémique et la polyarthrite rhumatoïde. La fréquence de sa prescription diminue et il reste surtout utilisé dans le traitement du lupus.

     • La ciclosporine (Néoral®) est un médicament immunosuppresseur isolé d’un champignon inhibant la fonction des lymphocytes T4. Il est très utilisé pour lutter contre le rejet dans les greffes d’organes. Dans la polyarthrite rhumatoïde, il est efficace mais sa toxicité rénale en limite beaucoup l’emploi.

     • La minocycline (Minocyne®) appartient à la classe thérapeutique des tétracyclines (antibiotiques) et agit en diminuant la production de TNF-alpha par les lymphocytes T stimulés. En tout état de cause, son efficacité (si elle existe) est modeste et ce médicament est très peu utilisé en France.

Les nouveaux traitements de fond : les biothérapies

On appelle ces traitements « biothérapies » car ils sont issus d’organismes vivants (généralement des bactéries), contrairement aux médicaments classiques issus de la chimie. Ces organismes vivants sont capables de produire des protéines naturellement fabriquées par l’organisme humain (on ne sait pour l’instant pas les fabriquer autrement); l’action de ces protéines est renforcée ou modifiée afin d’obtenir un effet thérapeutique. Dans le cadre du traitement des rhumatismes inflammatoires chroniques, les biothérapies ont pour fonction de bloquer l’activité de certaines cellules ou substances impliquées dans les réactions inflammatoires. Ces traitements sont relativement récents donc encore prescrits avec prudence ; ils ne s’adressent pas à tous les patients mais généralement à ceux chez qui les traitements de fond classiques n’ont pas été jugés assez efficaces ou bien dans le cas d’une maladie débutante très agressive.
Les « cibles » de ces traitements sont des messagers chimiques ayant un rôle dans les phénomènes inflammatoires ou d’érosion. On appelle ces messagers des cytokines ; il peut s’agir du TNF alpha (d’où le nom d’anti-TNF donné au médicament) ou bien d’Interleukines. La « cible » peut également être une cellule comme le lymphocyte B ou le lymphocyte T qui semblent avoir un rôle crucial dans les mécanismes de l’inflammation  et de la polyarthrite ; en inactivant une certaine classe de lymphocytes B, on peut ralentir fortement l’évolution de la maladie.

 Nom     Action PR SPA Autres RIC Autre pathologie
Enbrel®
(Etanercept)

Récepteur soluble qui se lie au TNF alpha

oui oui Rhumatisme psoriasique, psoriasis, arthrite chronique juvénile  
Remicade®
(Inflaximab)
Anticorps qui se lie au TNF alpha oui oui Rhumatisme psoriasique, Psoriasis Rectocolite hémorragique, maladie de Crohn
Humira®
(Adalimumab)
Anticorps qui se lie au TNF alpha oui oui Rhumatisme psoriasique Maladie de Crohn
Kineret®
(Anakinra)
Protéine qui se fixe sur le récepteur de l’Interleukine 1 à la place de celui-ci. oui      
Mabthera®
(Rituximab)
Anticorps qui se fixe sur les lymphocytes B et provoquant leur destruction. oui     Lymphome non hodgkinien
Orencia®
(Abatacept)
Protéine de fusion qui bloque la cellule présentant l’antigène aux lymphocytes T, empêchant la stimulation de ces derniers oui      
Roactemra®
(Tocilizumab)
Anticorps monoclonal qui se fixe sur le récepteur à l’IL6 à la place de celle-ci. oui      
Cimzia®
(Certolizumab pegol)
Anticorps monoconal qui se lie au TNF alpha PR, maladie de Crohn      

Et l’avenir ?

Les biothérapies montrent depuis quelques années des résultats spectaculaires et très prometteurs ; dans l’avenir, les mécanismes de la maladie et de ces traitements seront de mieux en mieux compris et les posologies adaptées pour une meilleure efficacité et une meilleure prise en charge des patients. D’autre part, les médecins et les malades auront à leur disposition de plus en plus de biothérapies pour atteindre l’objectif ambitieux qu’il n’y ait plus aucune érosion osseuse. Cet objectif n’est plus de la science-fiction, même s’il reste encore des étapes à franchir et que ce n’est pas encore vrai pour tout le monde.

 NOM Action  Indications potentielles
(Atacicept) TACI PR, lupus
(Ocrelizumab) CD20 PR
(Belimumab) BAFF PR, lupus
(Golimumab) Anticorps monoclonal qui se lie au TNF alpha PR, SPA, rhumatisme psoriasique

Mis à jour le 12-03-2010 à 10:53:15


Infos
Salons de la Polyarthrite
Du 4 au 18 octobre dans toute la France
>>> Plus d'informations

Pas-de-Calais : 6e édition d' « Ensemble, luttons contre la PR »
Le 18 octobre à Rebreuve s/ Canche
13h30 : relais pédestre « Circuit des 10 (ou 12 clochers) », 30 à 35 kms
19h30 : repas
Manifestation organisée au profit de l'AFPric
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