"J'ai modifié mon alimentation"
par Nathalie

« Je me décide à vous écrire pour partager une expérience et, qui sait, peut-être permettre à d’autres d’expérimenter une solution, ou plutôt une manière de vivre avec la polyarthrite rhumatoïde sans en souffrir.
Je suis née en 1967 ; j’ai été diagnostiquée suite à d’importantes crises en mars 2023. S’en sont suivies des périodes sous anti-inflammatoires, un traitement (méthotrexate + acide folique), ainsi que des crises et des gonflements (localisés dans mon cas sur les mains et les pieds).
En juin 2023, je suis passée aux injections qui, avec l’été, ont permis d’entrer dans une période apaisée, pendant laquelle, sans douleur, j’ai pu pratiquer le tennis et la bicyclette.
En janvier, une nouvelle vague d’inflammations m’a poussée à rechercher de nouvelles solutions : semelles orthopédiques, questionnements multiples…
C’est dans cette période de doutes et de douleurs que j’ai eu la chance de rencontrer un mésothérapeute, également médecin du sport, qui suit des sportifs de haut niveau. D’après lui, les maladies auto-immunes trouveraient leur source dans l’alimentation à travers les intolérances alimentaires ; la consommation au fil du temps de ces aliments rendant poreuse la barrière gastrique et libérant ainsi des bactéries qui ensuite agressent, dans mon cas, les articulations. Il m’a prescrit une prise de sang destinée à mettre au jour mes intolérances alimentaires.
Les bilans ont mis en évidence des intolérances à 16 aliments alors qu’aucun symptôme particulier ne me les avait révélées. Parmi eux : la farine de blé, les laits de vache, brebis et chèvre (mais pas de bufflonne), le blanc d’œuf, les carottes, les brocolis et betteraves ainsi que les oranges.
J’ai alors exclu tous ces produits de mon alimentation et suis devenue une lectrice assidue des compositions de tous les produits transformés ! J’ai ainsi pris conscience que de nombreux produits transformés contiennent de la farine de blé, du lait ou des œufs.
Une nouvelle discipline, de nouvelles habitudes alimentaires.
Parfois je m’autorise quelques incartades, par exemple lorsque je suis invitée chez des amis, mais cela reste très exceptionnel.
En modifiant ainsi mon alimentation, tout en maintenant le traitement de fond, je constate depuis près de deux ans une totale disparition des douleurs. J’ai commencé à voir les premiers résultats au bout de deux mois environ, et j’ai attendu de traverser un hiver pour m’assurer de la rémanence de ces bénéfices. Aujourd’hui, je suis en rémission.
Mon rhumatologue m’a proposé de réduire mes doses de méthotrexate, mais je n’ai pas encore franchi le pas : j’ai peur d’arrêter, car avant ce traitement et ces adaptations, j’étais vraiment mal.
Je ne prétends pas que cette approche convienne à tous ni qu’elle soit dénuée d’effet placebo. Néanmoins, je suis convaincue que notre alimentation a un effet sur notre santé, et sur nos douleurs ou nos fragilités ; connaître les aliments qui agressent notre organisme et les éviter est un moyen de prendre soin de nous. C’est pourquoi j’ai conseillé à mes enfants de faire ce bilan, même si les maladies auto-immunes ne sont pas héréditaires.
Aujourd’hui je pratique les sports que j’aime, je ne souffre d’aucune douleur, ni de fatigue, et les efforts de rigueur alimentaire n’ont rien de comparable avec les bénéfices que j’en éprouve. Je sais que vous qui souffrez de polyarthrite rhumatoïde vous le comprendrez.
Bien entendu, il est essentiel de ne jamais interrompre le traitement de fond sans avis médical. J’espère que mon témoignage encouragera d’autres patients à explorer cette piste avec leur médecin. »
L’AFPric donne la parole aux malades et à leurs proches. Merci de noter que ces récits traduisent des points de vue personnels et des expériences individuelles. Ils n’engagent pas l’association et ne doivent pas être considérés comme des informations médicales validées par la communauté scientifique. Ils ne remplacent pas un avis médical.