« La cure thermale : une parenthèse pour soi »
Par Liliane

J’ai un rhumatisme psoriasique depuis plusieurs années. Après mon diagnostic, j’ai essayé différents traitements qui ne fonctionnaient pas très bien, j’avais toujours des douleurs. Au bout de quelques années, j’ai traversé une phase de découragement : la maladie avait beaucoup de conséquences sur ma vie personnelle, j’avais arrêté de travailler, j’étais déprimée. Ma rhumatologue m’a alors prescrit une cure thermale.
Pour cette cure de trois semaines, elle m’a recommandé de choisir un endroit loin de chez moi, afin de permettre une véritable déconnexion et de ne pas être tentée de rentrer le week-end. J’ai donc choisi un établissement à plusieurs centaines de kilomètres de ma ville, au bord de la mer. J’ai loué un logement tout près de la station thermale, parce que j’avais du mal à marcher. A mon arrivée, j’ai établi mon programme en choisissant des activités à partir de la mi-journée, pour faciliter mon temps de dérouillage matinal.
Le temps de la cure se partage entre des moments de relaxation : bains hydromassants, bains de boue, cataplasmes d’argile, bains de kaolin ; et des séances d’activité physique adaptée : aquagym, marche… L’alternance entre la détente et l’effort permet d’améliorer l’efficacité des soins thermaux.
Les premiers jours, j’ai beaucoup dormi. Je ne me forçais à rien. Pour la première fois depuis longtemps, je n’avais à penser qu’à mon bien-être, je décidais de mes horaires, je mangeais et dormais quand je voulais. Progressivement, j’ai commencé à me lever un peu plus tôt et à élargir mon périmètre de marche : sorties dans le village, petites balades… J’ai aussi rencontré et discuté avec d’autres malades, cela m’a fait du bien.
Au début de la cure, je n’étais pas en grosse poussée mais j’étais douloureuse et dans un état de grande fatigue, physique et psychologique. J’ai vite constaté une amélioration : le 1er week-end, je me suis reposée. Le 2e week-end, j’ai pris un bus pour visiter une ville voisine et le 3e, j’ai fait une grande marche dans la montagne. Je n’en revenais pas !
Après la cure, au-delà des bienfaits physiques, je me suis sentie mieux de manière générale. Au fil des ans, j’avais peu à peu perdu confiance en moi et en mes capacités. Le fait d’avoir mal m’avait fait renoncer à beaucoup de choses : j’ai redécouvert ce dont mon corps était capable.
Je suis sûrement un cas particulier parce que l’on dit qu’il faut faire plusieurs cures pour en ressentir les bienfaits à long terme ; pour moi, cette parenthèse a suffi à améliorer grandement ma santé !
L’AFPric donne la parole aux malades et à leurs proches. Merci de noter que ces récits traduisent des points de vue personnels et des expériences individuelles. Ils n’engagent pas l’association et ne doivent pas être considérés comme des informations médicales validées par la communauté scientifique. Ils ne remplacent pas un avis médical.